Tout Dret dans l’Pentu du Môle

Reconnaissance d’un parcours en vue d’une épreuve pour nos élèves de l’association sportive
308 m vertical
540 m de distance
 une pente moyenne de 57%

Pour trouver le départ: une fois au petit Môle, on se dirige vers l’arbre au sol, on prend le sentier qui part à flanc et dans le vallon à l’aplomb du môle, on monte directement dans la pente. Arrivée à la croix.
A faire en avril, juste après la fonte des neiges, il y a peu de végétation au sol et en prime un tapis de jonquilles !

Pour plus d’information sur les trails scolaires et randonnée orientation voir dans le blog EPS la partie AS (association sportive). La dernière épreuve, la montée du Môle depuis le lycée.

flyer en préparation 
reconnaissance du 10 avril 2014


Le 10 avril, en partant au niveau du sentier, j’ai 308 m de dénivelé pour 540 m en distance en 16’40
En 2012 lors d’une épreuve sur 300 m vertical à Manigod j’avais réalisé 13’40 , mais la pente est plus faible (35 % et 69.5% au Môle !)

Dans un article de la revue ZATOPEK (n°28, nov,déc 2013,jan 2014) à propos du Kilomètre Vertical, on trouve une analyse intéressante.
Pour Pascal Balducci auteur de l’article, la pente idéale serait de 50 %.
Les records au kilomètre vertical sont battus à La Fully en Suisse, épreuve avec le plus fort pourcentage (1000 m de dénivelé pour 1619 mètres de distance horizontale ) soit un pourcentage de 61.7 !
Le record masculin est de 30’26 par l’italien Urban Zelmer et de 36’48 pour la française Christelle Dewalle (qui connait bien la montée du Môle).
La VITESSE ASCENSIONNELLE est de 32.85 m /min pour les hommes et de 27m/min pour les femmes

Si on compare les record du monde du kilomètre vertical et du 10 000 m sur le plat on a :
30’26 au KMV et 26’17 sur le plat (Kenenisa Bekele).
Pour comparer le plat et le dénivelé, on dit généralement que 1000 m sur le plat équivaut à 100 de dénivelé.
Si c’était vrai un coureur x aurait le même temps au 10 000 et au kilomètre vertical, ce qui n’est pas le cas. l’affaire est plus compliquée que ça !
Il faudrait qu’un même athlète se compare sur les deux épreuves et voit ainsi si il a un profil plutôt coureur sur le plat  ou  grimpeur de cimes ! Personnellement je vais plus vite sur 10 000 m qu’au KMV (l’écart doit être proche de 10’…à vérifier!).
Coté kilomètre vertical, on a un profil d’athlète ”moitié coureur, moitié haltérophile”. L’exemple donné dans la revue de l’athlète Urban Zemmer dont le rapport poids /puissance (5.37 watt par kilo) est avantageux pour ce type d’épreuve. Il a développé 376 watt pendant une demi heure.
Coté spécialiste de la course à pied, les pentes trop raides ne permettent pas d’exploiter utilement leur qualité de pied (pas de rebond).
Les vitesses de déplacement sont tellement différentes avec 3.2 km/h au kilomètre vertical et plus de 20 km/h au 10 000 ! Des efforts qui ne demandent pas les mêmes qualités physiques.

L’article montre que Christelle Dewalle est plus performante au kmV si la pente est raide.

Si on se base sur 30′ au kilomètre vertical, on obtient un temps de 9′ au 300 m vertical. En 2012 lors des qualifications (un 300 m vertical) pour les championnats de France de KMV à Manigod, Killian Jornet avait mis le temps de 8′ et quelques secondes !

comparaison % pente et montée verticale