4- Notes de lecture

revue TRI mag n°54, janvier-février 2014

“Fatigue mentale,l’autre entrainement…”

par Benjamin Pageaux et Romuald Lepers, enseignant chercheur à l’université de Dijon

Les auteurs abordent les différents modèles de la fatigue. après une analyse du modèle physiologique, les auteurs s’attardent sur le modèle “Psycho-biologique”.

En 2008, le professeur Marcora de l’université du Kent propose “une nouvelle approche dite “psycho-biologique” pour expliquer la performance en endurance et ce phénomène de fatigue.”

les chercheur du groupe de Marcora ont mis en évidence le rôle cruciale de la perception de l’effort(sensation consciente de la difficulté de l’exercice)

“Une étude récente publié fin 2013 par le professeur Marcora démontre une possible altération de la performance en endurance indépendamment de toute limitation physiologique, mais par l’intervention du cognitif.”

“Outre la perception de l’effort (facteur 1) et la motivation potentielle (facteur 2), le modèle inclut trois autres facteurs influençant la performance en endurance:

3 -connaissance de la distance à parcourir

4- connaissance de la distance parcourue

5 – expérience du sujet

Pour plus de détail…lire l’article! Voir aussi www.romualdlepers.com

et aussi une synthèse sur le site de l’université de Lille: campusport.uni-lille2.fr (fatigue aspect psychophisiologique)

http://campusport.univ-lille2.fr/ress_physio2/co/grain2AA7.html 


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Sport et Vie n°143,mars avril 2014

Un volant de Badminton flashé à 493 km/h!

Le badminton, un sport de Vitesse

un article très intéressant de Guillaume Lafaille (maitre de conférence HDR à l’université de Paris-Sud)

“un match de simple dure aux alentour de 40′ avec un temps de jeu effectif de l’ordre de 35% (soit 14′). Tout au long des échanges,les joueurs grimpent à 98% de leur fréquence cardiaque maximale.”

La durée des points est de plus en plus longue et est passée à 10” en moyenne (JO Londres) et le jeu est devenu de plus en plus offensif.

“Tous les régimes de contraction musculaire sont sollicités:concentrique en phase d’accélération,excentrique pour le freinage et isométrique pour stabiliser le corps lors du jeu court. Sans oublier la pliométrie.”

“Une fente avant pour réceptionner une amortie impose une pression totalisant , au niveau du tendon rotulien, 12fois le poids du corps,et 5 fois au niveau du tendon d’Achille.”

Dans ce sport ou la vitesse devient un paramètre clé du succès, le smash devient l’arme absolue. Quelles sont les clés du smash ?

le geste démarre en se positionnant de profil par rapport au filet.

“lors d’un smash, 53% de la vitesse de la tête de raquette étaient donnés par la rotation interne de l’avant bras (ce que l’on appelle la pronation radio-ulnaire) associé à la rotation de l’épaule. Le poignet comptait pour des broutilles.”

4 principes pour un smash efficace:

1 – Adjonction des vitesses.

cela débute avec la poussée des pieds sur le sol…Pour réaliser un smash puissant,le champion de badminton démarrera donc son geste par le mollet,la cuisse et les fessiers. Puis il réalise une rotation centrale de l’ensemble du corps,suivie d’une rotation interne de l’épaule et enfin de l’avant bras.

2 – La torsion dorsale

3 – L’impulsion optimisée

4 – Le pré-étirement musculaire

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les bienfaits du sport sur la santé

article de la revue Pour la science, n°435, janvier 2014

“Entre autres, l’exercice stimulerait le cerveau-et surtout l’aptitude à mener à bien des tâches qui exigent de l’attention,de l’organisation,de la planification-et réduirait les symptômes de la dépression et de l’anxiété chez certaine personne.”

Une activité physique régulière,qu’elle soit modérée ou soutenue,réduit le risque de mourir d’une maladie cardiaque,d’un accident vasculaire cérébral, d’un cancer ou d’autres maladies.

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Kader Attou spectacle ”The Roots”

Spectacle de danse enregistré le 27/09/2013 à Lyon

à voir sur le site Arte web live (1h31)

Un spectacle intéressant, du hip hop à la danse contemporaine, par 11 danseurs hommes.

J’ai regardé le film en pensant à nos élèves de première. Depuis cette année la danse est obligatoire pour tous les élèves de première. On a parfois un groupe (souvent des garçons) qui entre dans la danse par le hip hop. Ce spectacle permet de voir comment un chorégraphe utilise les habiletés ” hip hop” des danseurs pour les amener à la danse contemporaine.

Je cherche des extraits pour illustrer un propos, donner des idées aux élèves.

Un homme seul dans un fauteuil et de la musique, il danse. A de nombreuses reprises dans le spectacle les danseurs utilisent des objets (fauteuil, table…). minutes 10’50 à 14, jeu d’équilibre / déséquilibre avec le fauteuil. 30′ jeu d’équilibre avec la table.

De beau glissé et un travail au sol riche.

34’25 musique de Colette Magny ”Melocotton’, porter, contact;

Parfois des solos de hip hop, comme dans un groupe de jazz, chacun s’avance pour faire son solo : virtuosité.


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Hors série “Sport et vie” n°39, décembre 2013

Article intéressant de Gilles Goetghebuer (au chapitre 2) sur l’entrainement et la théorie de Tim Noakes  “le grand gouverneur”.

Interview de Tim Noakes

“Sur quelles informations le cerveau se base t-il pour pousser ou freiner au contraire l’intensité de l’effort ?”

La première et la plus importante à mes yeux, c’est l’expérience de la situation. Ainsi l’intensité de l’effort se trouve toujours déterminé par sa durée. On remarque la même chose lors d’expériences ou l’on demande aux sujets de courir sans leur donner de consignes de temps ou de distance. L’intensité choisie d’effort sera toujours plus basse que lorsqu’on sait à quoi  s’en tenir”

Cette notion de gestion de l’intensité de l’effort et du rôle de l’expérience, me fait penser à nos fameux tests de VMA que l’on place en général en début de cycle EPS lors de la première séance.

Comment un élève peu sportif, voir sédentaire peut-il gérer ce type d’épreuve ?

Pour l’avoir vécu en natation et en course à pied, je constate que les élèves, face à une épreuve dont ils n’ont aucune expérience (ou lointaine), pour être sûr de finir (nager 6′ le plus vite possible pour des élèves qui n’ont pas nagé depuis 2 ans …!), les élèves sont en dessous de leur capacités et ne produisent pas un effort max. Pour appréhender ce type d’épreuves (effort maximum de 6′), il faut acquérir de l’expérience pour optimiser sa performance. Il faut du temps ! Lorsqu’on constate que nombre de cycles EPS sont basés sur un test VMA en première séance et que les valeurs retenues déterminent le reste du cycle (chaque élève travaillant à un pourcentage de sa VMA) , on peut être sceptique.

Maintenant et notamment en natation, je propose une phase de 3 séances de reprise (se réhabituer à l’effort en natation) avant de faire un test adapté au niveau des élèves.

Dans ce même numéro de Sport et Vie (la meilleure revue en kiosque sur le sport), un encart de Yann Le Meur chercheur à l’INSEP à propos des recherches de Ross Tucker sur “les stratégies d’allures”, c’est à dire l’intensité de l’effort que nous adoptons spontanément en fonction de la durée.

Bien sûr ces expériences ne concernent pas les élèves en EPS, mais cela permet de nous poser des questions.

conférence de Ross Tucker “Pacing strategy and performance”, en 3 parties

http://youtu.be/Ov6qE3dMi9k

http://youtu.be/QAEDH3BY2mo

http://youtu.be/rEJM1T4XzLg

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